La voie, réalité et miniature


La voie est l’esprit même du chemin de fer. Les deux files de rail en acier garantissent un guidage parfait pour les roues des véhicules, les traverses maintiennent l’écartement et le ballast, formé d’un épais lit de cailloux, assure la répartition des efforts sur l’ensemble de la plate-forme.
Mais que d’évolutions depuis les origines du chemin de fer !
En effet, le poids au mètre courant du rail doubla du début du siècle à nos jours, passant d’une trentaine de kilos à 60 pour le type UIC U 80.
On constata la même évolution en ce qui concerne la longueur des coupons. En effet, les joints des rails représentent des zones de fatigue intense pour le métal, ainsi d’ailleurs qu’une fatigue tout aussi intense pour les voyageurs circulant à bord des voitures courtes à essieux du début du chemin de fer !
Dès lors, la longueur des coupons ne cessa de croître jusqu’à l’apparition du LRS (Long Rail Soudé) dont la longueur peut atteindre une dizaine de kilomètres sans joints de dilatation. On comprends alors facilement le rôle primordial du ballast qui doit faire face à des contraintes particulièrement sévères.
En modélisme aussi, le rôle de la voie est de première importance. Elle doit assurer l’alimentation en électricité des locomotives, ainsi qu’un roulement doux et sûr des trains, être compatible avec le parc des locomotives et wagons et enfin, être réaliste et fine d’aspect. Le choix d’une voie pour un réseau est donc un compromis entre réalisme, robustesse, facilité de mise en oeuvre et fiabilité de fonctionnement.


Les différents types de rails

Profil type des plates formes

Plan de pose des voies

Devers et raccordement parabolique

Entrevoies et rayons de courbure

Voies et ballast

Modélisme : la mise en oeuvre des voies courbables

Modélisme : le ballastage des voies