Les outils : menuiserie, construire la charpente du réseau
Nous allons maintenant véritablement entrer dans une phase de grands travaux et envisager la réalisation de la charpente du réseau modèle.
Si pour débuter, il est possible de se tenir à un support plat, renforcé par de dessous d'un simple cadre en latte, voir d'une structure légère en polystyrène extrudé, l'évolution vers un modélisme plus exigeant passera nécessairement par la réalisation d'une charpente élaborée et l'utilisation d'outils adaptés.
Alors,… à vos marteaux !
Outillage et fournitures
Avant toute chose, passons en revue les principaux outils et fournitures qu'il faudra réunir pour entreprendre, dans les meilleures conditions possibles, la construction de l'infrastructure du réseau.
A ce sujet, il faut bien comprendre qu'il n'y a aucun intérêt à faire des économies sur l'achat d'un outil.
Pour un travail de qualité, prévoyez un outillage de qualité !
L'assortiment minimum que je vous propose constitue une base. Ces outils conviennent parfaitement à la réalisation de quelques modules ou d'un petit réseau.
Toutefois, les amateurs désirant réaliser un réseau de plus vastes dimensions, ou avec une menuiserie type porteur en L par exemple, auront tout intérêt à compléter ce premier équipement de quelques machines électriques : perceuses, scies circulaires et sauteuses, rabots, tournevis…
Ces machines rendent d'inestimables services, même si l'assortiment complet coûte cher. Mais il peut être rentabilisé sur de longues années et servir en outre à bien autre chose qu'à la construction d'un réseau de chemin de fer miniature. C'est un argument au moment de voter le budget familial !
L'outillage : l'assortiment de base
- un marteau de menuisier assez léger de 250 à 300 gr,
- des tenailles pour l'arrachage des clous,
- des tournevis. En effet, un seul tournevis ne peut suffire à visser toutes les vis qui ont des formes et des dimensions différentes. Vous avez donc le choix entre deux solutions. Soit l'achat de plusieurs modèles de tournevis adaptés chacun à un usage précis, soit l'achat d'un tournevis à lames interchangeables, ce qui peut être une bonne solution dans le cas d'un premier équipement.
- une scie. Pour débuter, préférez une scie à denture fine, dite « à lame universelle »,
- une râpe. Précisons qu'une lime s'emploie sur le métal et une râpe avec le bois bien qu'ils s'agissent d'outils parfaitement similaires. Pour ce qui nous concerne, l'achat d'une seule râpe suffira,
- un rabot. Sans considérer les modèles électriques, un rabot à main aura toute son utilité pour réaliser les ajustages des différents éléments de la menuiserie,
- un ciseau à bois. Pour débuter, l'achat d'un ciseau chanfreiné de 10 mm de largeur de lame est suffisant,
- un cutter à lame sécable, grand classique de toutes les boites à outils,
- en l'absence de perceuse électrique, une chignole à main conviendra parfaitement. Il faudra prévoir 3 ou 4 forets dans les diamètres les plus courants,
- enfin, cet assortiment de base ne sera complet qu'avec les indispensables serre-joints, mètre, équerre et crayon à papier. Ces outils gagneront à être disposés dans une caisse à outils, qui protégera votre investissement.
Les fournitures
- des clous « tête plate », d'usage universel en acier doux,
- des clous « tête d'homme », utiles pour dissimuler les assemblages sous un enduit, grâce à leur tête de faible volume,
- des clous « cavaliers » qui permettent de maintenir les torons de câbles électriques utilisés pour le câblage du réseau,
- des vis « tête fraisée » pour un emploi courant,Il faudra réaliser à l'entrée de chaque trou une fraisure pour permettre l'encastrement de la tête de vis,
- des vis « tire-fonds », qui permettent le serrage de force, notamment des pieds sur les charpentes. On peut utiliser pour cet usage des vis « mécaniques », avec rondelle et écrou,
- enfin, équerres de enfort, colle vinylique et papier de verre compléteront cet assortiment de base.
Les matériaux de construction
Traditionnellement, la construction des charpentes de réseaux fait appel au bois, principalement sous la forme de contre-plaqué, tasseaux, planches ou chevrons, rabotés ou non.
- les contre-plaqués : ces matériaux sont constitués d'un nombre généralement impair de minces feuilles de bois de placage, collées sous presse les unes sur les autres, en alternant à chaque fois le sens du fil du bois. Cette disposition garantie une structure homogène au matériau, en évitant notamment le gauchissement ultérieur de la surface.
Les contre-plaqués sont disponibles en plusieurs qualités, qui correspondent à la nature du bois utilisé, mais surtout au type de colle employée pour lier les feuilles.
On distingue ainsi des panneaux destinés soit à être utilisés en intérieur, dans des milieux secs, soit pouvant supporter une humidité temporaire, ou enfin être utilisés à l'extérieur, résistants à l'eau et aux intempéries.
Ces panneaux existent naturellement en différentes épaisseurs, en général de 3 ou 4 millimètres pour les plus minces, jusqu'à 25 ou 30 millimètres pour les plus épais.
Alors, parmi toute cette gamme, que choisir ?
IL ne faut pas oublier que les réseaux sont en général implantés dans des pièces au climat difficile, garage, cave ou grenier. L'isolation et le chauffage ne sont pas toujours au meilleur niveau. En outre, nous utilisons bon nombre de produits humides lors de la construction proprement dite du réseau, pour le ballastage des voies ou la réalisation du relief en plâtre, notamment.
Ainsi convient-il d'être prudent en évitant les qualités inférieures, pour n'utiliser que des contre-plaqués résistants à l'humidité.
De la même manière, les épaisseurs de 5, 8 et 10 mm peuvent être considérées comme d'usage courant dans le cadre de nos besoins.
- Les panneaux de particules : cette famille de matériaux est constituée, selon les fabrications, de copeaux, flocons ou fibres de bois, liés entre eux sous pression.
Ces agglomérés présentent en général une grande sensibilité à l'humidité et sont de structure friable.
Ainsi, malgré leur prix plus abordable que les contre-plaqués, ces matériaux sont-ils à proscrirent de notre domaine d'application.
- Les bois : pour la réalisation de nos charpente, nous utilisons des bois de différentes sections, carrelets, tasseaux, planches et autres chevrons.
Lors de l'achat, vous pouvez également choisir entre des bois rabotés ou laissés bruts de débit.
Ces derniers sont évidemment beaucoup moins chers. Si vous possédez un rabot, vous pouvez avantageusement procéder à cette opération par vous-même. Par contre, il est important de savoir que le rabotage d'une surface enlève de 5 à 6 mm de matière par face. Il faut donc en tenir compte lors de l'achat du bois brut.
En effet, les indications de dimensions données ici, sont comprises pour des bois rabotés. Précisons toutefois que ces dimensions ne sont données qu'à titre indicatif. En effet, selon les fournisseurs, les côtes peuvent varier légèrement et il n'est pas rare de trouver des sections de 28 x 28, ou 22 x 56, par exemple, qui peuvent alors remplacer sans risques les sections de 30 x 30 ou 25 x 50 désignées ci-dessous.
- 30 x 30, cette section a été adoptée comme norme par la FFMF pour la réalisation des pieds des modules à l'échelle H0 et des supports d'éclairage. Mais elle peut aussi servir à la réalisation de chandelles de support de décor dans les charpentes plus élaborées à porteur en L,
- 50 x 50, cette section plus forte de carrelets servira à la réalisation des pieds pour les porteurs en L,
- 25 x 50, ce profil a été adopté comme norme par le FREMO pour la réalisation des pieds de ses modules. Il sera aussi utilisé pour constituer la table supérieure du porteur en L, ainsi que les chandelles de support des plates-formes et les entretoises de pieds,
- 25 x 75, cette section de bois servira à la réalisation des traverses réunissant entre eux les supports en L,
- 25 x 100, cette section plus forte sera employée pour la réalisation des traverses de grande portée, plus de 2 mètres ainsi que pour la réalisation des joues des porteurs en L.
Le bois de pin est l'essence que l'on trouve le plus généralement dans tous les magasins de fournitures pour bricolage.
Cette essence est parfaitement adaptée à la nature des travaux que nous allons réaliser. Il faudra cependant veiller au moment de l'achet, à rejeter tous les bois présentant un écoulement de résine, ainsi que des défauts d'alignement.
Les cornières métalliques
On peut aussi utiliser avec succès d'autres techniques, comme la construction métallique à base de cornières perforées. La structure ainsi réalisée, s'assemble comme un Meccano, par écrous et boulons.
L'ensemble doit toutefois être fortement entretoisé afin de compenser la faible tenue à la torsion de ce genre de profilés et d'assurer une structure stable à l'ensemble.
Le choix entre les deux modes de construction, tout bois, ou mixte, charpente métallique et tables de roulements en bois est surtout dicté par une question de préférence personnelle, pour ma part, j'utilise uniquement le bois !

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