Construire une structure en tasseaux

La construction d’une charpente en tasseaux sera de préférence réservée aux réseaux fixes, qui ne sont pas destinés à être démontés pour une présentation en exposition, et devant supporter un relief important en assurant une parfaite stabilité à l’ensemble.

 

 

Cependant, pour des raisons pratiques, et afin de prévoir un éventuel déménagement de l’installation, il est sage de réaliser l’assemblage de la structure en sous-ensembles de dimensions raisonnables. Au delà de 1 m x 1,20 m, le transport des éléments devient assez problématique.

Le schéma général d’une telle structure est composé de cadres, renforcés par des traverses assemblées à mi-bois.

Les tables de roulement des train, en contreplaqué marine de 10 mm d’épaisseur, ne sont pas posées directement sur ces structures de base, bien qu’il soit tout à fait possible de le faire, car cela interdirait la réalisation de tout relief négatif.

Elles sont donc surélevées par rapport aux cadres par des chandelles supportant des traverses. La hauteur de ces chandelles est naturellement fonction du relief qui sera créé ultérieurement

Avantage déterminant de cette méthode de construction, la réalisation des rampes qui seront composées d’une succession de chandelles de hauteur variable, ajustées précisément en fonction du pourcentage de la rampe.

C’est cette méthode de construction que j’ai utilisé pour la charpente de mon réseau Jouef 1970 ou celle du dépôt de Lisieux…

 

 

Les fournitures

- vis tête fraisée, 3 x 20 et 4 x 45 à filetage total pour l’assemblage des éléments de menuiserie,

- vis Japy M8 x 50, avec des écrous papillons et rondelles pour la fixation des pieds,

- vis mécaniques M8 x 50 avec écrous tête hexagonales et rondelles pour la fixation des modules entre-eux,

- colle vinylique,

- papier de verre et enduit.

 

Les matériaux

La base de la charpente sera composée d’un assemblage de tasseaux de pin de 25 x 75 (réseau Jouef)  ou de 25 X 100 (dépôt de Lisieux), reposant sur des pieds de section carrée de 45 mm.

Il faudra porter la plus grande attention lors de l’achat de ces matériaux et rejeter tout bois présentant un écoulement de résine, preuve d’un séchage imparfait, des nœuds, qui sont autant d’amorces de ruptures, ainsi que des défauts d’alignement impossible à redresser.

 

Les principes de construction

Le premier travail consiste à tracer, puis à découper les différents éléments constitutifs de la charpente, réalisée en pin massif, généralement livré en tasseaux de 2 m ou 2,50 m de longueur.

 

 

Une fois découpés, les éléments formant le cadre de chaque sous-ensemble, seront assemblés par collage vissage. Pour cela, il est nécessaire de tracer avec beaucoup de précision sur chaque élément l’emplacement des vis de fixation, en distinguant naturellement les pièces destinées à recevoir les têtes de vis et celles dans lesquelles s’enfoncent les vis.

Pour les premières, après traçage, un perçage sera réalisé au diamètre de la tige des vis qui assureront la fixation, suivit d’une fraisure qui permettra de noyer la tête de la vis dans l’épaisseur du bois.

 

 

Sur les secondes, destinées à recevoir le filet de la vis, et donc à assurer l’assemblage, il faudra marquer l’emplacement des trous filetés avant de percer des avants trous d’un diamètre moitié plus petit que le filet des vis et d’une profondeur égale à la moitié de la longueur des vis. Pour cette opération l’utilisation d’un gabarit de profondeur monté sur la perceuse sera très utile.

L’assemblage du cadre est considérablement simplifié par l’utilisation de serre-joints d’angle qui assurent le maintient des éléments et une bonne rigueur géométrique.

Les traverses venant renforcer le cadre de base sont assemblées à mi-bois. Dans ce type d’assemblage, les traverses étant de même épaisseur, une coupe est réalisée sur chacune, égale à la moitié de l’épaisseur, de façon à pouvoir obtenir un assemblage affleuré, par emboîtement des différents éléments entre-eux.

 

 

Là encore, il est important de veiller au parfait équerrage des tracés et au respect des cotes. La découpe des deux traits parallèles pourra se faire à la scie sauteuse. Le dégagement de la coupe se fera alors au ciseau à bois, en évitant de détériorer la lame en venant au contact d’une surface dure.

 

Mise en place des pieds

Les pieds sont constitués d’une longueur de 1150 mm chacun, pris dans du carrelet de 45 mm de côté.

La première opération sera de doter la base des pieds de dispositifs de réglages autorisant une mise à niveau ultérieure très précise de l’ensemble. Ces dispositifs permettent ainsi de compenser les inévitables défauts de planéité du sol.

Après avoir pratiqué un avant trou avec un forêt de fort diamètre, celui-ci est agrandi au ciseau à bois, selon les dimensions préalablement tracées.

Les dispositifs seront enfin mis en place à l’aide d’un marteau. Attention à ce niveau, car si le trou d’encastrement de ces pièces est trop petit, vous risquez de fendre le bois des pieds. A l’inverse, il est facile de comprendre que des trous trop grands n’assureront aucun maintient en place de ces pièces !

 

Les pieds équipés seront ensuite présentés à l’intérieur de la structure, venant en appui sur chaque angle, jusqu’à affleurer le niveau supérieur des traverses. Ils seront immobilisés provisoirement par des serre-joints, pour permettre la réalisation des trous des vis de fixation, perçant de part en part l’ensemble du pied et de la joue du porteur, afin de pouvoir utiliser pour la fixation, des vis avec écrous et rondelles.

 

 

Vous disposez ainsi d’une table particulièrement solide, prête à recevoir les plates-formes de voies.

 

Mise en place des plates-formes des voies

La première étape dans la réalisation des plates-formes, consiste à mettre en place les chandelles de support. Celles-ci sont prises dans les tasseaux ayant servi pour la construction du cadre, et collées/vissées sur celui-ci.

Le point à surveiller durant cette opération concerne, comme toujours, l’équerrage de l’ensemble, tant au moment du débit des chandelles, que lors de leur pose.

Les traverses supérieures, quatre par module, sont alors mises en place, collées et vissées sur les chandelles.

A ce moment, il est possible de réunir les modules entre-eux, par leurs interfaces, d’abord à l’aide de serre-joints, puis en utilisant des vis mécaniques autorisant un fort serrage.

Les plates-formes réalisées dans du contre-plaqué de 10 mm d’épaisseur, sont vissées directement sur les traverses, en utilisant des vis à tête fraisée de 3 x 20, à filetage total, ne nécessitant pas la pratique d’avant-trous.

Il est toutefois utile de repérer sur le dessus des plates-formes l’emplacement des traverses intermédiaires afin d’éviter de visser dans le vide !

 

 

 



02/09/2010
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