Entrevoies et rayons de courbure

Pour l'édification et l'exploitation de leurs voies ferrées, les anciennes compagnies et la SNCF aujourd'hui, ont défini des normes strictes portant, notamment, sur les points suivants:


 

- Entrevoie en alignement et en courbe, mesure effectuée entre les bords extérieurs des rails,

- Gabarit d'obstacles, définissant notamment les règles d'implantation des quais, ponts, tunnels et ouvrages d'arts, ainsi que l'implantation de la signalisation et des accessoires de voie.

 



 
 

Ces normes constituent l'héritage de plus de 150 ans de chemin de fer, des anciens réseaux à nos jours. Elles ont donc évoluées en fonction des progrès techniques.

En ce qui concerne le modélisme, les normes européennes NEM ne définissent que l'entraxe des voies et un gabarit de libre passage aux côtes très généreuses issues du train jouet, mais permettant la circulation fiable du matériel sur des réseaux aux courbes les plus serrées.


Entraxe des voies

La norme NEM 112 définie un entraxe de voie de 46 mm en alignement de pleine voie. Il est à noter que les chemins de fer ignorent cette mesure d'entraxe et parlent de la distance qui sépare les bords extérieurs des rails, ce qui est d'ailleurs beaucoup plus facile à mesurer tant en modélisme qu'en réalité.

Notons simplement que les 46 mm de la norme NEM, correspondent en fait à 27,3 mm d'écartement des rails pour une voie au profil 25.

Pour ce qui est des autres côtes, la norme NEM 122 en recommande certaines, à titre indicatif, qu'il peut-être intéressant de rapprocher des profils réels des voies ferrées.


 

Le principal problème est bien le compromis à trouver pour respecter cette fameuse côte A.

Sur l'ancien réseau Ouest, le gabarit réduit autorisait une côte de 1.80 m soit 20.5 mm en HO. La norme NEM préconise environ 27 mm contre 23 à la SNCF, et les fabricants de voies HO ont des normes encore plus larges comprises entre 33 et 43 mm suivant les marques.

Que choisir dans ce cas ?

La solution de facilité, est évidement de conserver la côte A déterminée par le fabricant ce qui assure la plus grande sécurité du mouvement des trains, notamment en courbe où il ne faut pas négliger le phénomène de déport des véhicules.

 

 

Le problème du sur-écartement des voies en courbe

Ce phénomène sera d'autant plus important que le matériel en circulation sera long et le rayon de courbure faible entraînant des risques d'accrochage des convois circulant à contre sens à cause des déportements transversaux que subissent les véhicules.

Ce sont d'ailleurs les faibles rayons de courbure imposés par les systèmes de voies des fabricants, hérités des trains jouets, descendant jusqu'à 350 mm en HO, qui ont imposé ce sur-écartement inesthétique de l'entrevoie.

En modélisme, au moins sur les parties visibles du réseau, il n'est pas souhaitable d'utiliser des rayons de courbures inférieurs à ceux préconisés par la norme NEM 111 pour une pleine voie sur ligne principale, soit 577 mm pour la circulation de matériel à essieux, 660 mm pour des voitures à bogies des anciennes compagnies, type OCEM, et 740 mm pour le matériel le plus moderne.


 

 


 

Pour l'entrevoie, la solution la plus simple sera de respecter la norme NEM  pour la pleine voie, c'est à dire 46 mm d'entraxe et de conserver la norme constructeur pour les gares, où les entrevoies sont plus importantes (Voir tableau). Dans ce cas d'ailleurs, les normes des fabricants sont très proches de la réalité.

Les puristes, en particulier les amateurs de chemin de fer ancien avec son matériel ultra court, pourront tenter de se rapprocher au maximum des normes réelles. En ce qui concerne les entrevoies en courbes, il sera nécessaire de procéder à des essais afin de déterminer la valeur minimale admissible sans risque de chocs pour des convois se croisant.

Le réalisme n'a pas de prix !

 






14/04/2009
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