Les différents types de rails

Depuis les origines du chemin de fer, de nombreux systèmes de rails ont été testés et développés avec plus ou moins de bonheur.

 


D'abord simples barres de fer méplat, puis plaques de fer recouvrant des longrines de bois, les rails adoptèrent des formes diverses avant que deux systèmes ne finissent par s'imposer, le rail à double champignon et le rail vignole.

 


 

Le rail à double champignon

Avec ce système, le rail repose sur des traverses en bois tendre par l'intermédiaire de coussinets en fonte.

 


Dans cette famille de rail, on distingue deux profils bien différents. Le rail à Double Champignon Symétrique, DCS, fut le système adopté à l'origine. A cette époque, les champignons de roulement et de maintient du rail étaient identiques.




On pensait de cette manière pouvoir augmenter la durée de vie de l'ensemble, en procédant régulièrement au retournement du coupon de manière à répartir l'usure sur les deux champignons. En fait la fatigue du métal faisait que le rail cassait très rapidement après son retournement.

 


Le rail à Double Champignon Dissymétrique, DCDS, apparut ainsi avec l'abandon pour des raisons de sécurité du rail DCS. On réalisa alors un rail dissymétrique où le champignon de maintient est plus petit que celui de roulement.

Les rails double champignon ont été particulièrement utilisés par les réseaux de l'Ouest, du PO et du Midi. Il faut bien convenir que leur système spécifique de fixation sur traverses en bois tendre était en mesure de séduire un réseau comme celui du Midi qui exploitait la vaste étendue des Landes, grande productrice de bois de pin.

 

Le rail vignole

D'origine Américaine, le rail vignole se compose d'un champignon supérieur pour le roulement, et d'un patin inférieur reposant sur une traverse en bois dur, généralement du chêne.

 


Concurrent du double champignon durant la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système finit par s'imposer définitivement  à partir de 1930.

C'est ce type de rail qu'utilise la SNCF aujourd'hui sur les lignes nouvelles du TGV.

Le choix de l'armement des voies est évidement fonction de l'intensité du trafic à écouler sur la ligne. Pour un tonnage journalier de moins de 35000 t par voie, on utilise le U 50. Le U 60 est réservé aux tonnages supérieurs.

 


Mais il est à noter que les deux types de rails peuvent coexister sur une même ligne. Ainsi, par exemple, entre Lisieux et Pont l'Evêque, se côtoyèrent à partir des années 60 une voie moderne en rail vignole U 78 posée en Long Rail Soudés sur traverses RS (voie impaire) ; une voie en DCDS, posée en coupons de 22 mètres, type 1912 (voie paire) et une voie de garage encore équipée en DCS.

 

En modélisme

A l'échelle H0, aucun grand fabricant industriel ne s'est lancé dans la reproduction d'une voie à double champignon. Il faut donc faire appel aux produits artisanaux, souvent d'origine anglaise comme SMP ou C&L ou encore la fabriquer soi-même, à l'aide des pièces proposées par le club Proto 87.

En 0, la firme PECO propose une belle reproduction d'une voie DCDS.

L'essentiel des fabrications miniatures concerne donc le rail de type vignole, que l'on peut trouver par contre en différentes dimensions, permettant à l'amateur exigeant de respecter l'armement d'une ligne.

 

 

 



14/04/2009
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