La peinture d'un modèle

Nous voilà maintenant au pied du mur : l'outillage et les produits réunis, nous allons enfin pouvoir peindre !
Mais pas de précipitation toutefois, il faut procéder avec méthode et rigueur. C'est en effet à cet instant précis que vous allez réussir votre modèle, ou le gâcher, et perdre un temps précieux ensuite à décaper une peinture trop rapidement appliquée.

La préparation de la peinture
Quel que soit le type de peinture utilisé, les opérations de préparation seront les mêmes, afin de disposer d'une teinte parfaite pour une application au pinceau ou à l'aérographe suivant les cas.

    - La première étape consiste à mélanger soigneusement la masse de la peinture par une agitation longue et méticuleuse jusqu'à obtenir une crème absolument homogène. En effet, surtout après un long stockage, les pigments ont naturellement tendance à venir déposer au fond du pot. Utilisez comme agitateur une tige métallique parfaitement propre, comme un tournevis par exemple. Il est aussi possible d'incorporer dans la peinture quelques billes de métal qui serviront d'agitateur lorsque vous secouerez énergiquement le pot. Cette méthode est parfaitement efficace, mais attention alors à bien maintenir le pot hermétiquement fermé !



    - Il faudra ensuite diluer la peinture. Cette opération ne se fera jamais directement dans le pot d'origine qui ne doit servir qu'au stockage. Il faudra alors prélever une quantité suffisante de peinture parfaitement homogénéisée pour la placer dans le pot où se fera la dilution. De la même manière, à la fin des travaux de peinture, il ne faudra pas réincorporer le surplus de peinture diluée dans son pot d'origine, mais soit le conserver dans son pot de dilution jusqu'à sa prochaine utilisation, soit le détruire éventuellement quand il en reste peu et que les travaux sont terminés.
La dilution proprement dite dépend du mode d'application de la teinte. Rappelons encore une fois que l'application au pinceau d'une peinture acrylique à solvant est tout à fait impossible, quel que soit son niveau de dilution. Pour l'application au pinceau d'une peinture glycéro, la dilution n'est parfois même pas utile dans le cas de la peinture des  plus fins détails. Par contre pour la mise en couleur de surfaces plus importantes, il  est souhaitable de diluer jusqu'à 25 %.
En ce qui concerne l'application à l'aérographe, il est par contre toujours nécessaire de diluer la peinture jusqu'à obtenir la consistance d'un lait. Suivant le type de peinture il faudra ajouter de 25 à 100 % de diluant.
Cette dilution pourra même être beaucoup plus importante lors de la patine du matériel. Attention aussi à une trop grande dilution des peintures de type glycéro qui ne pourraient alors plus réaliser l'oxydation de leur film.
    - Il restera enfin à filtrer la peinture correctement diluée avant son application, que se soit au pinceau ou à l'aérographe. Cette opération éliminant toutes les micros impuretés se fera simplement en passant la peinture à travers un bas nylon maintenu dans un entonnoir mis en forme dans un carré de métal déployé.



La préparation du modèle
Nous avons maintenant une peinture prête à être appliqué‚e, mais il reste encore à préparer le modèle pour la recevoir. En effet, contrairement à l'idée de beaucoup de débutants, la peinture ne cache aucun défaut, elle les mets plutôt en valeur ! Les moindres rayures, congés de soudure, croûtes de vieilles peintures non décapées seront parfaitement visibles et gâcheront irrémédiablement l'aspect du modèle.
D'autre part, une peinture ne peut tenir que sur un support parfaitement dégraissé et propre.

    - La première opération sera de procéder au démontage complet du modèle de façon à pouvoir peindre indépendamment et facilement chacun de ses sous-ensembles, châssis, bloc cylindre, superstructures, écrans pare-fumée...



    - Il conviendra ensuite de neutraliser les restes de flux de soudure. Un simple, mais minutieux brossage avec un produit genre Cif et une petite brosse suffit généralement. Mais il arrive que l'accès des pièces à nettoyer soit difficile, voir impossible. La meilleure solution dans ce cas est d'utiliser le bac nettoyeur à ultrasons. 



    - Le dégraissage se fera ensuite  par un bain de trichloréthylène complété d'un brossage. Une fois cette opération réalisée, il ne faudra plus toucher le métal à mains nues sous peine de redéposer une fine pellicule de graisse. Et ne dites pas que vous n'y êtes pour rien, vos empreintes sont sur le modèle !  Utilisez alors des gants pour toutes manipulations.



    - Ces opérations seront toutefois avantageusement remplacées par le sablage du modèle, destiné à obtenir une surface parfaite, sans aucun défaut. Le sablage est en effet d'une redoutable efficacité pour réaliser en une seule opération le décapage, le ponçage des dépôts de soudures ou des restes de vieilles peintures tout en décuplant le pouvoir d'accroche des peintures sur la surface.



La mise en apprêt
Il est maintenant possible d'envisager la mise en apprêt du modèle. Celle-ci dépend essentiellement du type de peinture appliquée, et du niveau de préparation des surfaces.

D'expérience nous pouvons considérer 3 cas:
    1.  Le modèle n'est pas sablé, quel que soit le type de peinture à appliquer, la mise en apprêt de fond sera obligatoire.
    2. Le modèle est sablé, la peinture utilisée est de type acrylique à solvant, la mise en apprêt de fond est obligatoire. En effet, cette famille de peinture, malgré le remarquable fini qu'elle permet d'obtenir, reste très fragile aux manipulations ultérieures.
    3. Le modèle est sablé, la peinture utilisée est de type glycérophtalique, l'application est alors possible sans apprêt de fond

Il existe deux familles principales d'apprêt aux fonctions bien différentes.
L'apprêt de fond, ou primaire, grâce à ses grandes qualités d'accrochage, a pour but de réaliser une surface intermédiaire qui vas permettre à la couche finale de peinture de tenir parfaitement sur le modèle. L'apprêt le plus utilisé dans notre domaine est de type chromato-phosphatant que les fournisseurs de peinture que nous avons cités précédemment ont tous à leur catalogue.
Il se présente généralement en deux parties à mélanger au moment de l'application. Le mélange ne reste d'ailleurs utilisable que pendant 24 heures. L'application se fera obligatoirement à l'aérographe en une seule couche. Il sera alors nécessaire de nettoyer immédiatement, et complètement l'aérographe. Le séchage de la couche de primaire devra durer au moins 24 ou 48 heures avant toute nouvelle opération.



Le deuxième type d'apprêt est dit de finition, ou de surface, et a pour rôle de réaliser une surface parfaite en gommant littéralement les petites rayures ou défauts avant l'application de la peinture. Le plus connu est l'apprêt de surface INTERFER. C'est en fait la très importante charge de pigments qui réalise ce nivellement des surfaces. Mais il n'y a pas de miracle, et cette opération se fait parfois au détriment des plus fins détails qui risques alors d'être estompés par la couche d'apprêt.
Cependant ces produits rendent d'immenses services, et sont parfois nécessaire pour l'apprêtage des modèles en métal blanc et de certaines pièces en bronze. En effet, l'état de surface de ces métaux n'est pas toujours parfait, il peut y avoir de petites criques par exemple, qui seront comblées alors par une goutte d'apprêt déposée au pinceau. Après un séchage complet de plusieurs jours, le raccord sera soigneusement poncé au papier à l'eau grain 800 ou 1000.
En fait, cet apprêtage a pour rôle de corriger les plus petits défauts pouvant rester après le ponçage et le sablage. Mais si ces opérations ont été correctement réalisées, il n'est souvent pas nécessaire d'appliquer sur tout le modèle une épaisse couche d'apprêt de surface.



La peinture du modèle
Nous voilà enfin en mesure de pouvoir peindre notre modèle.

Peindre au pinceau.
La mise en peinture d'un modèle haut de gamme en laiton au pinceau n'est pas à recommander. En effet, les résultats seront toujours très en retrait par rapport à un travail réalisé à l'aérographe. Cependant pour des petites retouches, ou la mise en couleur de faibles surfaces, le pinceau peut rendre d'inestimables services.
Encore faut-il correctement l'utiliser. La encore, pas de miracles, et seul un pinceau parfaitement entretenu conservera toute la souplesse nécessaire à la réalisation d'un travail de qualité. Dans cette optique, la prise de peinture avec le pinceau s'effectue avec parcimonie, en ne trempant que la moitié inférieure de la touffe afin d'éviter un apport trop important de peinture qui risquerait d'empâter les plus fins détails du modèle. A l'inverse, un manque de peinture n'est pas souhaitable non plus, obligeant à repasser sur une zone fraîchement couverte pour compléter un apport trop faible de peinture. On voit bien alors le rapport qui existe entre le volume de la touffe du pinceau et l'étendue de la surface à traiter.
La peinture devra être relativement fluide pour pouvoir se lisser et s'appliquer en une couche aussi fine que possible. Généralement pour les peinture glycéros, les seules qu'il est possible d'appliquer au pinceau, une dilution jusqu'à 25% est suffisante.
Si la dilution fait perdre un peu du pouvoir couvrant de la peinture, il est malgré tout préférable d'appliquer deux couches fines, plutôt qu'une seule plus épaisse. Mais il ne faudra pas oublier alors d'attendre le complet séchage de la première couche, qui intervient entre 12 et 24 heures, avant toute nouvelle application, en laissant durant cette période le modèle à l'abri de la poussière.

Peindre à l'aérographe
    - La première opération sera la mise en route du compresseur et la purge du tuyau d'alimentation en air de l'aérographe en laissant simplement filer l'air quelques instant avant de relier le tuyau à l'aérographe. Assurez vous ensuite du fonctionnement de l'appareil à vide
    - Équipez alors l'appareil de son godet, et remplissez celui-ci d'une petite quantité de peinture avant de le coiffer de son couvercle.
    - Il est fortement recommandé avant de vous lancer dans la peinture du modèle proprement dit, de vous entraîner sur un "martyr" afin de préciser les réglages d'admission d'air et de peinture, de vérifier la bonne dilution de la peinture, d'adopter la bonne distance de pulvérisation entre l'aérographe et le modèle, généralement comprise entre 5 et 20 cm, en un mot, de se faire tout simplement la main. Une simple caisse de wagon au rebus conviendra. Il est en effet préférable de faire ces essais sur un objet en volume, avec des reliefs et des détails qui réagiront de la même manière que le modèle, plutôt  que sur une feuille de bristol plat. N'oubliez pas alors de décaper votre martyr après chaque pulvérisation d'essais afin de ne pas rapidement gommer tous les détails par l'accumulation successive des couches de peinture.
    - Quoi qu'il en soit, la mise en route d'un aérographe à simple ou à double action obéira toujours à la même procédure en débutant la vaporisation impérativement en dehors du modèle à peindre afin d'éviter les risques de postillonnage de peinture toujours possible au départ même avec un appareil bien réglé. Dans le cas de l'utilisation d'un aérographe à double action, alimentez toujours l'appareil en air avant l'ouverture du débit de peinture. De la même manière stoppez l'alimentation en peinture avant l'arrivée d'air, ce qui évitera l'encrassement de la buse.
    - Durant l'opération de peinture, le mouvement de déplacement de l'aérographe par rapport au modèle doit être le plus régulier possible, en maintenant une bonne distance de pulvérisation. L'application de la peinture doit se faire en couche dite mouillée, c'est à dire montrant l'aspect lisse et brillant d'une surface humide. Mais il convient bien sur de ne pas surcharger cette couche sous peine de coulures. N'espérez pas en effet pouvoir couvrir votre modèle en un seul passage.
    - Au cours de vos travaux, il se peut que vous ayez à laisser quelques minutes votre aérographe. Dans ce cas, purgez simplement la buse en stoppant l'arrivée de peinture avant l'arrivée d'air. Si toutefois cet arrêt devait durer plus longtemps, quelques heures au maximum, rincez alors complètement l'appareil en vaporisant le diluant de la peinture utilisée précédemment. Au delà d'un arrêt de quelques heures, ou en cas de changement de type de peinture, il est impératif de nettoyer complètement l'aérographe en le démontant. L'utilisation du bac à ultrasons facilite ici grandement les opérations.

Les problèmes de l'aérographe, ou les joies de la peinture
Quoi que vous fassiez, aussi soigneux que vous puissiez être, un jour forcement, votre aérographe refusera obstinément de fonctionner. C'est comme ça, il faut le savoir.
Plusieurs causes peuvent être à l'origine de ces disfonctionnements.

    - L'arrivée d'air ne se fait pas. Il peut s'agir dans ce cas d'une obstruction du tuyau d'arrivée d'air, ou plus fréquemment d'un problème au niveau du raccord olive de l'aérographe et de la soupape de commande d'admission de l'air dans l'appareil.
    - L'arrivée de peinture ne se fait pas, ou mal. Dans ce cas, la première chose à vérifier est la bonne mise à l'air libre du réservoir de l'aérographe, en débouchant si nécessaire le trou situé au centre de son couvercle.
Il faudra ensuite vérifier la bonne dilution de la peinture qui est peut être trop épaisse pour le diamètre de la buse utilisée. De la même manière, la pression est peut être trop faible. Enfin, la filtration de la peinture n'a peut être pas été suffisante, et quelques grumeaux solides viennent alors boucher la buse. Il faudra dans ce cas procéder à un nettoyage complet et en profondeur de l'aérographe, refiltrer la peinture, vérifier l'état de propreté du tuyau d'arrivée d'air ainsi que du filtre à air de  votre compresseur.
    - L'arrivée d'air et de peinture se font apparemment correctement, mais le film déposé sur le modèle n'est pas satisfaisant.  Les causes sont alors multiples et peuvent d'ailleurs se combiner entre elles, mais se résument toujours soit à un problème de dilution de la peinture soit à un problème de pression d'air, soit à un problème de distance de pulvérisation par rapport au modèle : Une dilution ou une pression trop faible ainsi qu'une distance de pulvérisation trop éloignée du modèle, et le film sera granuleux, en peau d'orange. Une dilution ou une pression trop forte, ainsi qu'une distance de pulvérisation trop proche, et la peinture vas couler à la surface du modèle.

On le voit, la bonne utilisation d'un aérographe exige un temps d'apprentissage, mais le niveau de qualité qu'il vas vous permettre d'obtenir vaut bien un petit effort et quelques essais.

Le masquage
Nous vous disions au début de ce chapitre que la peinture était une opération de longue haleine. Nous poursuivons donc maintenant notre démonstration avec les opérations de masquage.
En effet, il est bien rare qu'un matériel soit peint d'une seule couleur. Vive les locomotives à vapeur de l'ancien MIDI intégralement peintes en noir, y compris les traverses de tamponnement ! Mais ce cas reste l'exception, et on comprendra alors aisément l'obligation de protéger la couche de peinture préalablement déposée lors de l'application d'une nouvelle teinte. C'est à ce moment qu'intervient le masquage.



En fait chaque cas est alors un cas particulier, et il est difficile d'établir une règle générale. Cependant, les produits utilisés pour cette opération se rangent en deux familles : Les rubans adhésifs, et les masques liquides.
Le ruban adhésif devra conjuguer la plus grande finesse possible de son film afin d'éviter une accumulation trop importante des pigments dans la zone de démarcation des teintes ce qui aurait alors pour effet de créer un empattement inesthétique dans cette zone, à un  faible pouvoir adhésif de manière à ne pas arracher durant l'opération de démasquage le film de peinture sur lequel il est appliqué.
Un autre problème lié à l'utilisation des rubans adhésif peut survenir avec certaines peintures. En effet, les diluants des acryliques à solvants par exemple réagissent avec certains adhésifs qu'ils peuvent dissoudre. Le phénomène se produit par simple effet de capillarité en cas de mauvaise application du ruban sur la surface à protéger. Dans ce cas, la peinture se trouve littéralement aspirée sous le ruban de protection ce qui provoque de véritables catastrophes.
Le ruban TESA semi-crêpé est le produit commun le mieux adapté à ce genre de travail, mais l'idéal reste les films masques spécialement développés par les fournisseurs d'art graphique, comme le Normafrisquet de MECANORMA disponible dans les magasins d'art graphique en pochette de 6 feuilles de 320 X 400 mm sous deux références, N°1 pour adhésif léger, et N°2 pour adhésif fort.



Les masques liquides sont constitués d'une base de gomme crêpe, diluée à l'ammoniaque. Ils adhérent sans la pénétrer à la surface qu'ils protègent. Ces masques s'appliquent au pinceau en couche fine, et se retirent ensuite simplement par frottement.
L'utilisation de ces produits est conseillée pour la mise en réserve de petites surfaces, ou pour imperméabiliser en quelque sorte un matériau de garnissage comme le papier ménager type Sopalin.
Dans notre domaine, le produit le plus connu reste le MASKOL de HUMBROL, mais on trouve aussi d'autres produits comme le RUBBEL KREPP de SCHMINCKE particulièrement performant. Sa couleur blanche évite en effet un possible transfert de pigment entre le masque et la surface protégée ce qui peut survenir en laissant le masque trop longtemps en place.
D'une manière générale, il faut démasquer assez rapidement après l'application de la dernière couche de peinture, afin d'éviter tout risque de problème avec les rubans adhésifs dont le pouvoir adhérent aurait tendance à augmenter avec le temps. Mais à l'inverse, il faut aussi tenir compte du temps de séchage de la peinture, et ne pas démasquer trop tôt sous peine d'arracher une partie du film de peinture que l'on viens d'appliquer.
La encore, tout est question d'expérience...

Les finitions du modèle
Vous touchez maintenant au but ! Les opérations de peinture se sont bien passées, le démasquage n'a révélé aucun défaut majeur, il convient donc de remonter le modèle et d'entreprendre les finitions.
Le principal problème qui se pose alors est celui de la peinture des filets ainsi que l'immatriculation des modèles.

Les filets
Dernière véritable difficulté à surmonter, l'application des filets exige un grand soin, et une main «sûre» !
La première solution consiste à utiliser les filets transferts CLOVER HOUSE (Distribution RAILWAY) disponibles en blanc, rouge, jaune et noir pour des épaisseurs de trait de 15/100ème, 3/10ème, 4/10ème, 6/10ème, 8/10ème et 12/10ème de mm. La densité de couleur est tout à fait satisfaisante et permet d'obtenir des filets à l'échelle nets et bien visibles.
La longueur des planches est de 254 mm, pour une longueur totale de filet d'environ 3 mètres.
La mise en place se fait après avoir découpé dans la planche la longueur de filet nécessaire, qui est ensuite transférée sur le modèle grâce à un brunissoir ou avec la mine d'un simple crayon à papier.

La marque MICRO SCALE propose quant à elle un assortiment de filet réalisés en décalques disponibles en blanc, rouge, jaune et laiton pour des épaisseurs de traits de 3/10ème, 4/10ème, 6/10ème, 1.2 mm et 1.75 mm.
Mais le principal problème de ces productions, par ailleurs d'excellente qualité, réside dans l'impossibilité de réaliser des arcs de cercles pourtant indispensables pour suivre le dessin d'un abri de cabine ou d'une tôle d'écran pare-fumée par exemple.



La solution dans ce cas est apportée par l'utilisation du tire ligne. Cet instrument de précision est composé de deux branches métalliques formant réservoir pour la peinture et dont le réglage de l'écartement permet d'ajuster l'épaisseur du trait. En ce qui nous concerne, il convient d'utiliser des tire lignes "cheveux" permettant la réalisation de traits de 10 à 15/100ème de mm d'épaisseur minimum. La marque KERN propose d'excellents modèles pour environ 50 €.
L'utilisation d'un tire ligne exige un maintient parfait du modèle à décorer, ainsi qu'un instrument de guidage. Nous avons donc réalisé pour nos besoins un berceau en carte plastique permettant de maintenir le modèle tout en disposant d'une importante surface d'appui pour les mains, la règle ou les pistolets pour la réalisation des courbes.
Si la mise en œuvre est simple dans son principe, elle reste délicate en fait, car exigeant une grande concentration et une bonne maîtrise de l'appareil avant d'obtenir des résultats satisfaisants.
Il convient donc de remplir les branches d'un peu de peinture à l'aide d'une tige métallique parfaitement propre, de régler l'écartement des branches et de suivre l'instrument de guidage en maintenant le tire ligne le plus vertical possible par rapport au modèle à peindre dans un mouvement parfaitement régulier, sans arrêts ni à coups.
En outre, la pression exercée par les lames de tire ligne ne doit pas être forte, sous peine de rayer la surface à peindre. En fait les lames doivent simplement glisser sur le modèle durant la manipulation.
Le choix du type de peinture ainsi que son niveau de dilution est aussi particulièrement important. En effet, il convient en cas de problème de pouvoir simplement essuyer la peinture déposée par le tire ligne sans risquer d'abîmer la couche de fond. D'expérience, nous pouvons préconiser l'utilisation des peintures glycéros HUMBROL appliquées sans dilution lorsque le pot est neuf.
Quoi qu'il en soit avec du soin, de la méthode, un peu de patience et d'expérience vous arriverez avec votre tire ligne à des résultats très satisfaisants.



Certains modélistes utilisent aussi avec succès le pinceau pour la réalisation des filets. N'ayant pour notre part jamais expérimenté cette technique, nous ne la citons que pour mémoire.

Les cercles de chaudières
Les filets en décalque de 1.2 mm d'épaisseur couleur laiton de MICRO SCALE trouvent ici leur utilité. Il serait d'ailleurs souhaitable de pouvoir disposer en décalque de filets reproduisant des cercles de chaudière soulignés de part et d'autre par un filet peint en rouge ou jaune comme c'est parfois le cas. D'ailleurs l'observation attentive de la décoration des 141 P LEMACO en HO montre que ses cercles sont réalisés de cette manière.

Une autre solution consiste à gratter la peinture des cercles de la machine pour faire apparaître le laiton. Dans ce cas, il est nécessaire de gratter les cercles entre chaque couche d'apprêt puis de peinture afin de ne pas avoir à retirer une trop grande épaisseur qui pourrait alors entraîner la formation d'éclats dans l'épaisseur du film de peinture.



En ce qui concerne les machines du PO, en l'absence de décalque noire, vous pouvez utiliser un simple ruban adhésif dans lequel vous aurez découpé de fines bandes de 1 mm de large.



Les plaques
Les plaques d'immatriculation en laiton seront peintes à part, après avoir été immobilisées sur un carton par un adhésif double face. Après complet séchage de la peinture, les marquages seront décapés délicatement avec la lame d'un cutter, puis les plaques seront collées en place sur le modèle avec une micro goutte de colle araldite. Il est préférable de ne pas utiliser pour cette opération de colle cyanocrylate. En effet celle-ci peut dans certains cas détruire la couche de peinture, ou provoquer des traces blanchâtres particulièrement disgracieuses aux alentours




Les immatriculations en lettres peintes
Les immatriculations en lettres peintes sont fournies soit sous forme de transferts, soit sous forme de décalques.



L'avantage du transfert par rapport aux décalques réside dans l'absence de film support qui reste toujours plus ou moins visible malgré‚ tout le soin apporté à la mise en place d'un décalque.
A l'inverse, l'inconvénient majeur du transfert reste sa plus grande fragilité face aux manipulations. Le système idéal serait de pouvoir réaliser les marquages en tampographie, mais ce système est définitivement hors de portée de l'amateur.



La mise en place des lettres transferts à la surface du modèle à décorer se fait donc grâce à l'aide d'un brunissoir, ou d'un crayon à papier, en frottant doucement la surface du support transparent de la feuille de transferts.  Dans les cas difficiles, par exemple lors du transfert sur une ligne de rivets par exemple, on pourra avantageusement utiliser une gomme pour réaliser le transfert en épousant les formes de la surface.

En ce qui concerne la mise en place des d‚calques, on devra faire appel à des produits complémentaires favorisant l'adhérence du film sur son support en atténuant la brillance de celui ci. La firme MICRO SCALE propose de passer une couche de MICRO SET à l'emplacement du décalque sur la machine avant son application. Puis de passer une deuxième couche sur le décalque, d'éponger et de laisser sécher.
Sur des surfaces très irrégulières, il est conseillé d'appliquer sur le décalque en place une couche de MICRO SOL. Ce produit  vas provoquer une attaque du film qui vas se rider, puis au cours du séchage, le film vas à nouveau se tendre pour adhérer parfaitement à la surface du modèle.















08/04/2008
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