Profil type des plates formes

Même sur un terrain parfaitement plat, une voie ferrée possède un profil particulier, créé par l'épaisseur du ballast, généralement de 0,50 mètre, le creusement des fossés d'évacuation des eaux, la présence de pistes de circulation des agents le long de la voie.

Mais un terrain n'est jamais totalement plat, et les talus et remblais, même les plus modestes, créés un relief aux normes parfaitement définies.




En miniature pourtant, un débutant aura souvent tendance à poser ses premières voies directement sur la table de roulement se privant de l'évocation d'un élément de décor typiquement ferroviaire, pourtant facile à mettre en œuvre.



Profil type de voies ancien (époque 1)

Le schéma ci-dessous reproduit le profil type des voies des anciens chemins de fer de l'Est, pour remblais (1) et tranchée (2), adapté à une reproduction en miniature, à l'échelle H0.




Il faut préciser que la largeur des accotements et l'inclinaison des talus varient avec la nature des terrains. Le schéma représente donc un cas général.

A l'origine, il était d'usage de ménager sur les talus des grandes tranchées à une petite hauteur au dessus du fossé, une banquette d'environ 0,30 m de large, destinée à empêcher les petites pierres se détachant du talus de descendre dans le fossé.

Plus tard, cette banquette fût transportée le long de la chaussée, repère H sur le schéma. Mais les deux dispositions ont existé conjointement.

On a aussi établi des cavaliers, des petits murs, ou planté des arbres au sommet des talus, du côté des vents dominants. Sur l'Est on dressait des écrans en planches de 1,20 à 1,50 m de hauteur destinés à empêcher la neige de se masser sur la plateforme sous l'effet du vent. Mais ces dispositifs furent également adoptés par la Compagnie de l'Ouest, sur la ligne de la Beauce par exemple, région pourtant peu exposée aux fortes précipitations.




En règle générale, les chemins de fer ont toujours enfermé leurs installations entre deux rangs de clôture fixe, le plus souvent en  treillage bois formé de lattes appointies et unies les unes aux autres par des fils de fer tressés. Toutefois, ces clôtures n'étaient que provisoires en attendant que poussent les arbres plantés à côté, généralement des acacias.

Les passages à niveau, gardés, participaient aussi à la fonction de clôture. En effet, en l'absence de circulation ferroviaire, les 4 demi-barrières en bois interdisaient l'accès aux emprises.




A cette époque, le ballast était généralement constitué de sable grossier, de briques pillées, de pierres concassées ou encore de craie. Les traverses étaient complètement recouvertes par le ballast, et de nombreuses photos anciennes montrent que l'herbe n'était pas absente des plates-formes.

Profil type de voies SNCF 1946

Ces deux schémas montrent les profils à voie unique et à double voie, type SNCF 1946. Rappelons qu'il s'agit d'un cas général.




Par rapport à l'époque héroïque des chemins de fer, la différence la plus nette, et la plus évidente à reproduire en modélisme, concerne le ballast. Celui-ci n'est plus constitué de sable mais de cailloux de granit aux arêtes vives, d'un calibre 20 / 60. Les traverses sont apparentes, et l'herbe ne pousse plus entre les voies.

La limite des emprises a été réduite aux alentours de 2 m. Sur le schéma 1, côté fossé, l'antique banquette est devenue une piste de circulation. Toutefois il est possible, dans le cas d'un caniveau en béton, que cette piste soit absente, le ballast arrivant dans ce cas au raz du caniveau.








14/04/2009
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi